Château L'Euzière : Un chemin familial

photo : Claude Cruells


2 arrière-grands-pères côtés paternels : l’un avait créé une maison de courtage en vins sur les quais de Saône à Lyon, l’autre était vigneron au cœur du département de l’Hérault ; cela, c’était à la toute fin des années 1800, époque ou peu de gens décidaient de changer de vie. C’est pourtant au tout début des années 1900 que la famille s’installe à Fontanès sur le domaine de l’Euzière, non sans générer des interrogations de voisinage :
que viennent-il faire ici… ?
Avaient-ils présagé le devenir qualitatif de leur région viticole d’adoption?
Certainement pas, puisque des crises se sont succédées les unes après les autres, accompagnées de leurs lots de catastrophes climatiques, avant qu’une prise de conscience, au début de la décennie 1970, bouscule les règles établies par les précédents schémas directeurs, ne correspondant plus aux changements de consommation.
Ils étaient quelques vignerons sur ce territoire du Pic Saint Loup, dont leur petit fils Paul faisait partie, à amorcer ce changement et commencer à restructurer le vignoble en replantant des cépages dits "améliorateurs" à cette époque là. Les premiers Grenaches sont plantés suivis de près par la Syrah, il fallait y croire ; les rendements étaient sérieusement revus à la baisse.
Paul, c’était notre père, un vigneron plein de ténacité, visionnaire et sincère.

Il y a quelques trente ans, les prémices d’une nouvelle viticulture soufflant sur le Languedoc, Michel reprends les rênes avec enthousiasme.

L’évidence était bien là, faire bien pour faire bon.

Marcelle vient le rejoindre quelques années plus tard, en 1991.
Un tournant de vie après avoir exercé une toute autre activité, celle de sertisseur en joaillerie à la suite d’études à l’école du Louvre : une autre expression des sens, avec la volonté d’apporter aussi sa pierre à l’édifice familial.